samedi 6 septembre 2008

Tournant décisif et bousillage de Romangnan

"J' te saute les détails et les épisodes divers depuis le trois septembre. Il s'en est passé, je ne dis pas le contraire. Aujourd'hui est un grand jour, mon p'tit pote ! Que le roman prend une tournure, j' te dis qu' ça ! Un véritable tournant. je te prie de ne plus m'emmerder jusqu'à nouvel ordre. J'ai à faire.
- A ton retour, tu me donneras le chapitre 138.
- On verra"
***
......., qu'elles passèrent le flambeau à d'autres pour qu'on y vît plus clair.
Cela n'éclaira qu'une fête intime et flamboyante jusqu'au point zéro du récit de chacun chacune au coeur de la nuit, comme si on était arrivé au but poursuivi, ou qu'on s'eût tout dit ou assez, suffisamment comme ça, comme si Rhino, qui avait maintenant ses habitudes de naufragé célibataire sur son île, n'eût plus eu du tout envie d'être emmené en bateau. D'ailleurs, La Marquise en avait pris un coup dans la coque, et le dommage causé par son empressement à accoster l'avait transformée plus en bâtiment de terre ferme qu'en navire de haute mer.
On se roula dans le contentement d'être arrivé chez soi et la jouissance de ne pas devoir mettre des mots dessus, que quelques petits couinements de plaisir qui en disaient long sur la manière insurpassable d'être au bercail, exactement comme les coquillages de la plage ou les grains de sable qui faisaient sa splendeur.
Comme c'était l'été, la plage normande fut, cette nuit-là, au top de la tiédeur et de la douceur, bercée par la berceuse des vagues qui éclataient, comme autant de baisers sur une joue, sur la franginette de sable sec qui s'avançait vers l'eau pour se faire mouiller aussi. Et, par dessus ce marché achalandé de ses prodigues, il y avait le ciel étoilé bien comme il faut, qu'on se sentit comme entouré et cajolé par des proches, des loupiotes familières.
Ca ne pouvait tourner qu'à la tendresse des beefsteaks et des rables tout le reste de la nuit, et il faut avoir vu un tas de vermisseaux sur un gâteau comestible pour avoir l'idée nette de ce qui se trama, se tressa, et s'emboîta au petit poil jusqu'au matin, entre tous les comparses, compères et comparsitas, qui se refirent, jusqu'aux premières lueurs, un texte texté je vous dis qu' ça jusqu'à l'os, que déusse se demanda, quand il eut un petit répit de touche-touche, si le dieu Eros n'avait pas repris du galon en douce, en huilant tous les rouages et articulations, pour que l'osé et le débridé passassent à l'as des as, tant la fureur d'amour fut silencieuse comme une poudrière sans mèche ou un roman sans mots. Seuls, à l'écart ou pas à leur place, Romangnan et ses gnangnans étaient là comme des cons.
"Et ben ?.... et ben quoi ?..." Romangnan laissait pendre ses couilles et sa mâchoire qui ne lui servaient à rien depuis longtemps, et répétait: "Et ben quoi ?..." qui sonnait mat comme un coup de gong dans de l'étoupe, au milieu des gentils ronrons et des soupirs de l'heureuse troupe exposée à l'air du temps de cette nuit-là, plus belle que jamais, et tellement bien tassée sur elle-même, que ce qui en montait comme vapeur, c'était que, vraiment, il n'y avait rien à regretter.
Romangnan et ses gnasses avaient leur sale tronche de kék. Ils se prenaient le spectacle d'une forte nature en pleine poire, avec la gratuité en sus, et le sens inclus dans le mode d'emploi implicite, et ils n'offraient au monde comme il tourne que ces visages idiots, rongés par une seule expression sans doute assez proche, s'il fallait leur prêter un semblant de correspondance humaine, du: "qué' qu' c'est qu' ça ? J'y comprends rien à quoi' qu' ça sert"
Avec la meilleure volonté de ce monde-là, le Scribe s'en mêla vit fait, et biffa d'un trait de plume cinglant, avant de retourner bien vite au côté de son petit personnel homophile en la personne du Paillot qui tenait à montrer à son maître tous les ressorts de la génération montante, en lui pompant respectueusement son expérience.
Avant de la faire disparaître avec impatience sous un pâté bien farci de râtures, mécontent de devoir prendre la plume en pleine nuit, alors qu'il était bien en train à sa cuisine, le Scribe en civil dans ses atours hyperprivés lança à la gnasserie indécrottable: "Contentez-vous de lire le journal de l'Ouest, y a tout et suffisamment pour vous, l'alpha et l'oméga de l'anecdote inutile et du fait divers, chiens et chats écrasés compris avec le potin". Les tronches s'allongèrent encore à s'en mordre la queue et à s'en renifler le trou, et la nuit merveilleuse alla jusqu'au bout d'elle-même sans encombres, comme un air pur qui passe dans ses bronches pour donner leur légèreté aux poumons.
La lumière de rayons horizontaux jaune clair perça au travers d'une grande paupière qui s'entrouvrit doucement sur un matin à réécrire la Genèse, si l'un d'entre nous avait encore eu une once de vélléité occidentale. Mais, oh que non, et moi-même, pour vraiment faire la bonne figure que l'on attendait de moi comme futur Messie, je tournai ma frimousse vers l'orient, lieu de tous les levers et angle imprenable sur les commencements, profitant de la position de Léone, maman, qui tenait à se faire bronzer la vulve dès les premiers rayons.

mercredi 3 septembre 2008

Léonard à son chevalet

Ce que Victorien-Georges Volcante a derrière la tête ? Ceci:


Les lignes de fuite, comme dit*, étaient déjà là, et, pour la spirale et l'ellipse, y avait qu'à, et de quoi construire un système rigoureux et poétique, on n'avait pas la peine d'aller chercher plus loin les preuves de l'existence d'un art d'exister ici-bas, de la plus belle et grande manière, où le classicisme et les lumières se proposaient harmonieusement à l'oeil pour éveiller ce sentiment juste et clair, quoique fort et puissant, qu'on ne pouvait que réussir ici une bonne fessée. Tout y était: des bancs dans l'ombrage du cèdre du Liban, d'autres dans la pénombre des palétuviers, ou d'autres près des tournesols, tout était là pour correspondre à l'humeur et à la façon dont on voulait fesser une donzelle en jupons et dentelles, "pour faire du frago du plus bel effet, ou prendre, avec un peu plus de rose et de sienne brûlée, des manières de boucher", dit Léonard lancé.
"Cest Versailles ! pour le vice versé dans le grand style ou j' me trompe !", s'exclama Gerhardt qui, ébloui, ne savait où donner de sa tête d'empereur du soleil qui se pavanne dans ses jardins, suivi et entouré de ses confidents, conseillers et amis chers, la cour !, sans oublier le bouffon, Branquignol dans ses cabrioles, à la fête, au faîte de l'artifice et de la farce.
"Comme Rhino va être content ! C'est la vraie vie ici ! tout y est compté, dessiné, tracé, calculé,nommé, nomenclaturé, qu'il ne pourra pas se tromper, et quel exemple pour Doujésu ! Il faut qu'il commence par ça, par cette preuve édifiante de l'inexistence du Grand Niais malhonnête !" C'est déusse qui parlait, changeant et interchangeant son d minuscule pendant sa palabre, comme un champion de jeu d'échec, et le replaçant, après l'exécution de deux ou trois volutes, "sur la bonne case de l'échiquier", en grand philosophe maître du même toujours autre, génial !
Des fleurs avec leurs pétales éclatants ou juste un peu sur leurs tiges droites, longues, courtes ou à mi hauteur, il y en avait partout, bien rangées où il fallait, à leur bonne place les unes à côté des autres, chacune avec son rôle de composition d'un grand poème floral, sans être une présence anonyme, oh que non, toutes fières de participer, avec sa voisine, au dessein voulu par le grand jardinier en chef à qui il fallait dire deux mots, l'un pour le féliciter, l'autre pour demander: "croyez-vous qu'un rhinocéros ?..."
* Voir: "Le Jardin", samedi 30 aout.

samedi 30 août 2008

Le jardin

Enfin !

Après une veillée autour de cette belle pièce*, sur laquelle Léone et Léonard célébrèrent une nuit d'amour agitée, sous les fastes et les ors des pompes de l'église et quelques bravos quand vraiment la geste était gymnastique, on fit grasse matinée pour ne vider le lieu que vers midi et aller prendre le soleil et le petit déjeuner dans le jardin de la rue Quenelle, à deux pas d'ici, en file coutançaise beaucoup plus désordonnée que l'indienne, mais plus simple, à la franquette riche de conversations animées sur le cours des derniers évènements, l'art religieux et l'avenir de la modernité.
Le jardin est public et donne aux habitants de la petite ville, quand ils peuvent lever le nez de leurs labeurs pour se le mettre au vent lors d'une petite promenade sans but, l'exemple parfait de l'art des jardins de la France, qui pourrait facilement détourner un rhinocéros de la sauvagerie anglaise, et le canaliser vers la pensée de Descartes à jouer le tout pour le tout pour devenir un être pensant à ce qu'il fait, avec ce recul nésessaire pour bien viser un beau derrière à l'air, que ça ne ressemble pas à une volée de bois vert, ou à une pluie de baffes vulgaires comme s'il en pleuvait, mais au dernier cri de l'érotisme, celui-ci calculé et modulé pour qu'il excite et déconcerte, comme un grand air poussé vers le septième ciel.
Le jardin était tout indiqué pour être un coin à penser de la sorte, franchement à la française, avec des lignes droites et des courbes qui l'étaient vraiment, rectilignes ou sinueuses, qui déclenchaient en un rien de temps compté sur l'espace au millimètre près, le goût de l'infini et le sens du mystère. En cet endroit sophistiqué et dessiné au petit poil, un vrai régal, Léonard dressa son chevalet dans la grande allée.
Ce que VGV a derrière la tête ?


* voir "Léone subjuguée par l'art des cathédrales" 22 aout

vendredi 22 août 2008

Léone subjuguée par l'art des cathédrales

Un vrai romaniaque le VGV ! Pas moyen de l'arrêter: " ça fait une semaine que". Attention au retour d'humeur !

"Le paradis, ça doit être comme ça, cosy". Léone était allongée dans l'une des chapelles sud, et reprenait tous ses esprits que Léonard avait fait valser sans exception, sans faire de différence entre les bons et les mauvais, car ils avaient pris tous chacun leur tour un petit quart d'heure que sa chérie venait de passer en admirant la croisée d'ogives au-dessus d'elle, comme plafond et ciel de lit d'amour que Léonard venait de lui faire sur mesure, et pas couci-couça, dans les grandes largeurs. Ils recommencèrent d'ailleurs dans d'autres chapelles, car, après cette grand-messe, ils n'avaient pas voulu manqué vêpres ni complies.
Ah ! comme les artistes en avaient eu dans leur sac ! Mais était-il bien raisonnable de célébrer l'humain si lestement, dans un endroit si saint et sacré, sous le prétexte bienvenu que le but ultime du pélerinage était l'humanisation de Rhino ? Mais oui, allez ! Tu me diras que je n'ai pas besoin de ça pour être excitée et faire trempette, mais là, avoue ... c'est pire !
Toutes ces païenneries qu' tu m' fais ! et l'art, brut comme ça, c'est encore meilleur que le paganisme. Comme je t'aime, mon Léonard ! Je ne regrette pas de t'avoir connu. Ce qu'on demandait à Corbu*, tout à l'heure, c'était de s'arrêter au sommet des piliers sans essayer de monter plus haut où il n'y a que du vent. Il fallait dire stop ! et il l'a bien compris. Il voulait sacrifier à la tradition de l'explication du symbolique qui mord le noeud. Alors qu'avoir des appartements hauts de plafond de la sorte, c'est de l'ample et du suffisant, et ça me fait un effet ! Tiens ! ça se fête ! J'aimerais bien, oh dis, rejoue-moi z'en, du refais-le-me-le, mais cette fois-ci dans l'abside, que j'aie la grande rosace en face, avec ce prolongement du choeur et de la nef, sublime !
- Tu vois, tu y viens à l'exclamation religieuse quasi !
- Mais non, mais non, fraisa Sigmund, la sublimation est humaine, rien qu'humaine !
- Te r'voilà , toi ! Nous t'avons à l'oeil ! Avec ton inconscient et ton sublime, il y a récidive... t'en va pas nous ramener le ciel et l'enfer, au moins ! Dis-donc, Léon, c'est coquet mais c'est frisquet, le parterre. Heureusement que tu es tiède comme un fourneau, et que tu m'attises la braise... Que c'est joli, que c'est beau !"
La visite allait bon train pour mes parents. Ils s'envoyaient en l'air à même le sol, qu'ils en décollaient, et maman ne chantait pas que des cantiques. Elle jouissait à fond du privilège d'être toute nue et toute rose dans la cathédrale, et ne cessait de couiner, les yeux à la révulse: "Quelle riche idée ! Mais quelle riche idée !", mettant ainsi, et de la plus curieuse façon, un terme au platonisme et à ses déviances arnaqueuses, genre prendre une enfilade pour une idée d'enfilade. L'enfilade, elle était là et bien là, oh chéri !..., qu'elle répétait avec l'acharnement d'une chatte passionnée d'architecture, et elle louchait sur le maître-autel, un chef d'oeuvre !
*cf. Corbu mardi 5 aout

samedi 16 août 2008

Le tympan et l'intérieur de la cathédrale

Ouf ! Suite de la romanie:

On fit une entrée solennelle par le grand portail au tympan duquel s'agitaient les saints et les démons du jugement dernier, diables et bonnes gens du cru, reconnaissables à leurs trognes familières, avec leurs qualités et leurs défauts régionaux, la prière facile ou le coup de cidre enlevé, culs serrés et nez rouges qui méritaient bien le ciel ou l'enfer, scènes édifiantes pour mes amis qui penchaient pour l'un ou pour l'autre, pourvu que la réprésentation fût magnifique, que le péché ou l'odeur de sainteté fussent taillés dans la pierre à la bonne cote, avec génie et talent, sans demi mesure, avec toutes les variétés du vice et du sentiment élevé, qu'on s'y r'trouve dans l'embarras du choix de ce théâtre humain trop humain et coutançais de surcroît, fallait voir comme !
Maman est aux anges et lève le nez pour renifler ce bon parfum de chez soi, à ses anges à elle, que Tonton "s' demande", essoufflé comme un petit coureur de cent mètres devant ça, après s'être donné tant de mal*. Vraiment, y a pas de justice ! Ce n'est qu'un jugement dernier ! Oui, mais celui-là, mon bonhomme, il sent la pomme et le varech !
Léone passe l'entrée comme une mariée sous la pompe des grandes orgues, et s'emmitoufle du silence tiède et habité, nue comme un ver de terre ferme et entourée de tous les falbalas de sa terre natale. Mille carrés et losanges tombent des vitraux et posent leurs reflets de couleur sur sa peau comme autant de confettis lancés pour la fête. Elle s'en défend, rieuse aux éclats en battant des mains et, sur ses fesses, est projetée une nativité en jaune rouge et bleu, avec de petits orangés tirant sur le rose qui attirent Léonard**. Il ne résiste pas à toucher pour voir si ça couine... Chéri, pas zici !... Si mais si, juste le doigt... Bon...vas-y... Et là, Léone hésite entre "qu'est-ce que c'est bon", et "qu'est-ce que c'est beau", éblouie par tant de beauté saisissante, saisie par tant de plaisir éblouissant. Ah, hmmm, c'est ça qu'il faut ! C'est ça qu'il faut pour que le monde aille bien !
Une vraie romanie ! Mais que va-t-il se passer ? Jusqu'ou va-t-il aller, VGV ?
* Tonton vient d'exécuter de très beaux loopings réussis autour des flèches de la cathédrale.
** Léonard est un peintre de génie sensible à la couleur, surtout au rose.

samedi 9 août 2008

La sensation pure

Suite de la romanie:


Mais qui donc allait oser l'ouvrir pour lui dire ça, à Corbu, un ami si cher et si connu, qui, c'est sûr, allait être déçu, fâchu, vexu, tellement il était passionné et féru ? Le seul moyen était de s'y frotter pour le faire redescendre sur le plancher de la sensation pure, celle qui coupe la chique, le sifflet et la parole excessive dont Corbu allait finir par se régaler à s'en rendre malade si on ne l'arrêtait pas.
C'est Léone qui prit sa chose en main, avec la ruse et l'habileté qui la caractérisent, la fine mouche. Sous prétexte de mieux voir, elle approcha son beau derrière nu du discoureur et, distraite, "oh pardon, j' t'avais pas vu !", te lui fit un frotti-frotta contre sa braguette, qu'il en banda direct, elle n'eut plus qu'à le finir à la main, adagio en deux temps trois mouvements, allegro prestissimo, sous les conseils amicaux de Jec et de Francis qui, quand ils font la paire, sont incomparables. Sa queue, il l'avait bien entre les jambes, l'Archi, il le comprit et cessa ses mauvaises manières ennuyeuses, exténué, fourbu, vidé, rompu. Sacré Corbu !
On n'en fit pas un fromage, et cela finit par des chansons. L'architecte en était déjà à la salle de garde, et levait son verre à la gloire de l'architecture et du coup de main de Léone. Tous étaient joyeux et soulagés. Colomb et Colombe avaient rejoint Tonton là-haut et rivalisaient de loopings réussis. L'Aristo avait lâché prise, et ne parlait plus que de la main de sa soeur en attendant mieux sans se fâcher.

jeudi 7 août 2008

La contemplation esthétique

Comme je suis le Grand Secrétaire de VGV, je travaille d'arrache-pied à m'en arracher les poignets en faisant trotter mes doigts sur le clavier. Ce matin:
"Ah ! Ah ! J'ai vu ton travail de secrétariat sur la toile ! C'est bien ! continue !" VGV bat des mains comme un gamin. Profitons ! Il peut couper les vivres d'une minute à l'autre. Je lui réclame le chapitre 138.
"Tu n'en as donc jamais assez, salopard ! Contente-toi des dernières pages jusqu'à nouvel ordre. Les précédentes nécessitent des recherches, et je pars en voyage, alors bon. Que je ne t'entende plus. Tu saisis ?
- Je saisis, je n'arrête pas.
- C'est ça, ne t'arrête plus".

MA PAROLE ! C'EST UNE ROMANIE !


*
suite:
La violence n'était cependant pas au programme des hostilités qui grimpaient peu à peu aux basques du discours de Corbu pris dans son envolée, une vraie tirade, tout ça pour cerner la cathédrale qui se posait là et bien là, imposante et pleine de grâce, et il n'était pas question de profaner le sentiment du sacré, qui s'élevait et prenait son essort dans le for intérieur des spectateurs, par une volée de baffes qui eussent arrêté la lancée de l'architecte, mais de go mis un os dans l'harmonie universelle des hommes et leurs bonnes oeuvres gothiques, dont on me servait un parangon, le nec de la région plus l'ultra de la visite guidée qui tournait au pensum.
Que penserait Rhino, s'il reliait l'art à la bagarre, par association d'idées, forcément, comme deux et deux font quatre ? Cela ne mènerait qu'au bousillage de la fessée qui est bien autre chose qu'une rouste, mais plutôt le sommet de la sophistique dont on fait l'éloge, l'alliage savant de la chair malmenée pour la bonne cause, à la limite du sacrifice, et du plaisir, de la jouissance et de la souffrance, le fameux mêli-mêlo érotico-magique qui devait absolument élever le niveau de Rhino au moins à la hauteur des tours de la cathédrale en granit de Chausey, pierre par pierre, et qui donnaient cette impression fantastique de toucher les nuages et, derrière, le paradis.
Alors, nom d'une pipe, pourquoi mettre là-dessus des mots-étouffoirs de peigne-cul, autant mettre des moufles pour taper sur le cul nu d'une belle femme qui ne jouit de ça que par la douleur sourde, mais aussi par le bruit inimitable de la main qui assène ses claques, la main du fesseur associée à la réaction des fesses qui frétillent, se crispent, en r'demandent en rougissant, dans les rires et les larmes, tellement ça fait mal, et tellement c'est bon. La contemplation esthétique, mon vieux, c'est pareil: c'est beau, mais c'est pas rigolo. Alors, de grâce, ferme-la !